29.06.2007

Dossier(s) de référence

Michel Pélissier, président d'Adoma

Michel Pélissier, président d'Adoma © Adoma DR

Adoma accueille aujourd'hui personnes seules, familles, jeunes... qui traversent des difficultés. Ses missions se sont donc élargies ces dernières années...
MP :
Effectivement, et le changement d'identité qui a eu lieu au début de cette année vient réaffirmer cette évolution. Sonacotra qui devient Adoma après 50 ans au service du logement social et des plus démunis montre aussi que le visage de la précarité en France a changé. Pour y répondre, quatre grands axes stratégiques ont été définis avec la signature d'un contrat d'objectifs avec l'Etat couvrant la période 2005-2010. Des moyens financiers ont été donnés par la puissance publique pour répondre à ces nouvelles problématiques.

Avec un chiffre d'affaires 2006 qui tourne aux environs de 266 M€ et un résultat de 12 M€, Adoma affiche une santé financière très correcte...
MP :
Oui et l'Etat a de plus décidé de procéder à une augmentation de capital. L'opération va permettre à Adoma de renforcer ses fonds propres pour poursuivre les missions qui lui ont été confiées, notamment la mise en place du programme de logements d'urgence et d'insertion. En effet, à la demande de l'Etat, l'entreprise a été chargée de construire entre 500 et 1 000 logements d'ici 2008 et s'est également engagée dans un programme visant à racheter et rénover des hôtels meublés dégradés et des bâtiments vacants vétustes en vue de constituer une capacité d'hébergement et de logement d'insertion de 2 000 à 2 500 logements. Cette dernière action a pour but de répondre aux enjeux des politiques locales d'éradication de l'habitat indigne. La bonne santé financière d'Adoma et les enjeux de solidarité auxquels nous devons faire face ne sont assurément pas incompatibles.

En quoi le statut Sem a-t-il permis l'évolution d'Adoma dans le temps et dans l'histoire ? D'une manière générale, la Sem vous paraît-elle un bon outil pour conduire des missions alliant solidarité et performance économique ?
MP :
Adoma, désormais seule Sem immobilière de l'Etat, occupe de ce fait une place à part dans le paysage institutionnel. Son statut lui a incontestablement permis d'épouser avec souplesse les évolutions de sa clientèle et de sa mission. La société d'économie mixte est indéniablement une forme juridique adaptée lorsqu'il s'agit de concilier l'intérêt général et l'équilibre de gestion. C'est pourquoi la direction et les salariés d'Adoma sont très attachés au maintien de ce statut.

Propos recueillis par Nicole Malet